Présentation réalisée en 2006...
Au lendemain de la création de CIMES par une poignée de
Mellois, une quarantaine de personnes nous a rejoint. Une association
environnementaliste répondait, à n'en pas douter à
une forte demande. Nous avons, par quelques coups d'éclats et
grâce à un travail d'information et de communication, réussi
à nous faire connaître.
Lors de l'assemblée générale de 2003, le jour de
son premier anniversaire, elle comptait plus de 100 adhérents
qui, depuis, sont restés fidèles. Lors de l'assemblée générale
de 2005, nous étions environ 150 adhérents auxquels il
faut ajouter de nombreux sympathisants qui nous épaulent dans
nos recherches et répondent à nos besoins financiers.
Nos
nombreuses actions, nos victoires, nos interpellations des pouvoirs
publics, nos communications dans la presse ou par tract ont fait de
CIMES une association incontournable dans tout le Mellois.
CIMES
ne laisse pas indifférent, pour les uns, amoureux de la nature
et respectueux de la santé et de l'environnement, c'est une chance,
une association nécessaire qui se bat pour une juste cause ;
pour les autres, plus soucieux des profits immédiats, et
peu concernés par la santé publique et le cadre de vie,
c'est une source de problèmes, c'est le grain de sable qui enraie
la machine à polluer. Pour ces derniers, la désinformation, l'intimidation et l'argent
sont les moyens dont ils usent pour tenter de nous déstabiliser
et de nous faire taire. Cela ne nous a pas empêché de continuer
notre combat et de faire annuler 2 permis de
construire contre un dangereux incinérateur de boues de la
station d'épuration de l'usine Rhodia et de farines animales
et de dénoncer le laxisme de la gestion de la décharge
de Loubeau par le SICTOM, ce qui a amené le préfet à
exiger une mise aux normes par arrêté préfectoral
en juillet 2005.
Nous
devons rester vigilants car les promoteurs de projets fous tel l'incinérateur,
n'ont pas dit leur dernier mot et peuvent, bien
que la justice leur ait donné tort, redéposer une nouvelle
demande pour voir aboutir leur projet néfaste pour la population,
l'environnement et la santé. Nous devons également continuer
à surveiller le site de Loubeau puisque
l'arrêté préfectoral n'a pas été suivi
d'effet et alerter les services compétents pour que le nécessaire
soit fait.
Se
battre pour l'environnement est un combat de tous les jours et nous travaillons également sur de nombreux autres dossiers : l'eau, les produits phytosanitaires, les antennes
de téléphonie mobile, la gestion des déchets et la réduction des déchets
à la source, les OGM, etc.
CIMES,
comme toute association environnementaliste ne doit pas être isolée
et travailler seule dans son coin. Les problèmes environnementaux
ne s'arrêtent pas à notre porte, de nombreux drames écologiques
sont là pour nous le rappeler. C'est pour cela que nous avons
adhéré à des coordinations et entretenons de nombreux
échanges avec d'autres associations nationales, départementales
et locales (le CNIID, Deux Sèvres Nature Environnement, le
Collectif contre l'incinération, etc.).
CIMES
est encore jeune, mais que de chemin parcouru et que de chemin
restant encore à parcourir !
C'est pour cela que nous sommes là et bien là et pour
longtemps encore.
La
présidente, Geneviève Paillaud.
Pour
poursuivre la présentation de CIMES et mieux nous connaître,
vous pouvez vous plonger dans l'interview
de Geneviève Paillaud sur l'usine de Melle réalisé
en février 2006 par 4 élèves du lycée de
Melle dans le cadre de leur TPE sur "Quelles sont les influences
de l'usine de Melle sur l'environnement du Mellois ?" . Dans
le cadre d'un autre travail d'autres lycéennes se sont intéressés
à CIMES au début de l'année 2007. Retrouvez cet interview en cliquant ici.
Extrait
du journal local «De quoi J’me Melle»
N° 46 Décembre 2002. En avant pour
les CIMES ! Un petit article qui rappelle que CIMES
n'est pas une association ON/OFF qui a juste été créée pour lutter contre
un projet particulier...
L’association a vu le jour le 21 septembre 2002, date anniversaire
de l’accident de l’usine AZF de Toulouse. La coïncidence
ne manque pas de sens. En effet, l’association rassemble des habitants
du Pays Mellois qui s’intéressent d’une façon
générale aux problèmes environnementaux causés
par les activités humaines, et à la traduction de ces
problèmes sur notre cadre de vie et notre sécurité.
Comprendre
et analyser ces problèmes, situer les risques et les responsabilités,
informer nos concitoyens : voilà l’objet de l’association.
Il n’en reste pas moins que l’élément déclencheur
de la constitution a bien été la prise de conscience que
l’usine Rhodia de Melle relevait, comme AZF, de la classification
SEVESO II, et que pour la plupart d’entre nous, nous ne savions
pas précisément ce que cela signifiait en termes de risque
et de réglementation.
« L’obligation de subir nous donne le droit de savoir »
a dit Jean Rostand. Voilà l’état d’esprit
dans lequel CIMES entend réagir. Nous ne remettons absolument
pas en cause l’importance économique de l’usine pour
le pays Mellois. Mais, nous estimons que celle-ci ne nous dispense pas
de faire preuve de vigilance en tant que riverains.
Elle
ne dispense pas non plus les pouvoirs publics d’appliquer la loi,
qui comprend notamment une obligation d’information à la
population. Sur ce point, peut-on se satisfaire de ce qui est fait aujourd’hui ?
Il
est d’autant plus important de se mobiliser que l’usine
porte le projet d’un nouvel incinérateur et que les conditions
de son utilisation (brûlage de farines animales, des boues
de l’usine…) pose questions. Là
encore, nous mesurons les enjeux économiques mais souhaitons
qu’ils ne soient pas les seuls pris en compte. Concrètement,
nous demandons la création d’une instance de concertation
entre exploitants de l’usine, habitants et pouvoirs publics, au
sain de laquelle CIMES demandera à siéger.
Ce
type de dispositif est d’ailleurs prévu par la réglementation
SEVESO (sous le vocable de CLIS [commission locale d’information
et de surveillance]). Il n’y a plus qu’à la
mettre en place avant que toutes les décisions ne soient prises !
D’emblée
une quarantaine de personnes nous ont rejoint. Pour renforcer nos démarches,
rejoignez nous en adhérant. Même
si vous ne pouvez y consacrer beaucoup de temps, votre soutien compte.