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Décharge de Loubeau -
  
- Visite de
juin 2005 -
Visite
de « l'ex » décharge de Loubeau, action
et vérités !
L'ancienne
décharge de Loubeau située au bord de la Béronne
à trois kilomètres du centre de Melle inquiétait
CIMES depuis déjà plusieurs mois. Nous nous posions de
nombreuses questions sur la pollution engendrée par ce site et
ses conséquences sur l'environnement local, sans parler des problèmes
de sécurité liés à ce type de terrain.
C'est
donc en Juin 2005 que CIMES organisa une petite visite de
ce lieu avec comme guide Henry Vina, président
des 3B (association de pêche). Le but était
de faire prendre conscience à tous et particulièrement
aux pouvoirs publics qu'il y avait quelque chose à faire. Pas
de blâme ni de provocation, juste une envie que les choses changent.
 
Visite
guidée et petite histoire du lieu :
Il
y a plus de 20 ans, les ordures ménagères du sud du Département
devenaient de plus en plus importantes en volume. A cette époque
pas de tri sélectif, nous mettions tout à poubelle et
la seule solution existant alors était l'enfouissement de tous
les déchets, quels qu'ils soient. Cette décharge de grande
taille avait aussi pour but de mettre fin à toutes les petites
décharges sauvages que nous trouvions partout dans nos campagnes
et qui étaient heureusement devenues illégales. Un seul
site devait permettre plus de contrôle et donc moins de pollution
potentielle en provenance de tous ces petits sites.
Chez
nous, une carrière venait de fermer car des veines d’argile
commençaient à devenir plus importantes que la pierre
à exploiter…
 
Rendez-vous
à Loubeau pour faire l'état des lieux et
non pour faire parler de nous comme le prétend
le président du SICTOM....
De
ce fait, la solution était toute trouvée : 1 trou
+ 1 volume d’ordures = 1 comblement. Pour ce faire, un cahier
des charges fut rédigé et le trou se combla pendant de
longues années. Le temps passa, jusqu’à la fermeture
de cette décharge.
Bientôt
12 ans qu’elle fut recouverte et laissée pour compte, bien
qu'il y ait les plus grands doutes concernant sa conformité au
cahier des charges, en particulier sur son étanchéité
(d'où la pollution du site) et sur la sécurité.
 
Nous
avons ici 3 lagunes, en contact direct avec le sous-sol puisqu’il
n’y a pas de bâchage pour éviter la percolation des
jus vers le sous-sol. On trouve aussi une pompe avec un radeau qui promène
sa crépine sur un étang de lagunage (quand il ne sert
pas de radeau pour des explorateurs en herbe) ainsi que 2 puits
de réception des jus qui présentent tous les deux un jeu
de trappes qui peut être enlevé pour tout envoyer à
la rivière.
 
L’ensemble
est rouillé, le bois des trappes est pourri et les excédents
circulent vers la rivière quand ils sont en volume important.
Le site manque d’entretien, de surveillance et il n’existe
pas de vraie clôture pour empêcher les promeneurs, ce qui
nous a permis d'effectuer cette visite. Il est évident que
cela pourrait s'avérer très dangereux pour des gamins
de passage.
 
Pour
mieux comprendre les conséquences écologiques d’un
tel endroit, il est nécessaire de se replonger dans l’histoire
géologique du terrain… Pendant des dizaines d’années,
chaque soir, pour préparer le lendemain, les responsables faisaient
procéder à des tirs de mines qui fissuraient de plus en
plus la masse autour de la carrière.
Notons
qu’à cet emplacement, il existe une nappe phréatique
qui approvisionnait une fontaine (à l’origine située
au-dessus de l'exploitation) et qui alimentait un étang
à 200 m en contrebas.
Compte
tenu de son architecture, le front de taille fut un support idéal
pour recevoir les ordures et la valse des camions commença.
A
cette époque, la rivière changeait de ton en période
de crue pour devenir couleur marron. Par la suite, un colmatage de son
lit se mit en place sous forme de « gelée marron »,
parallèlement l’eau commença à sentir le
purin.
 
Elle
n'est pas belle notre Béronne ?
Depuis
la fermeture, la nappe phréatique continue encore et toujours
à collecter les eaux de pluie sur plusieurs Km2et à approvisionner
cette masse en décomposition au moyen d’une résurgence
placée au tiers de la hauteur des déchets. Un terrain
agricole placé directement en bordure de la décharge vient
d’être drainé et les eaux sont envoyées en
direction de Loubeau, ce qui augmente le volume d’eau transitant
en son sein même.
Côté
sécurité, il y a aussi des choses à faire puisque
aucun des puits méthaniers n’est totalement sécurisé,
il n'y a qu'un simple grillage posé à la surface du trou…
Merci
aux associations présentes à cette visite : Les
vieilles fontaines, Châtillon environnement, Deux sèvres
nature environnement, Collectif
alternatif incinérateur 79, Team
Somptois.
Dans
la presse locale : NR
du 16-06-2005 et Concorde
du 24-06-2005
Une
réponse du Sitcom en total décalage avec la réalité
: Concorde
du 22-07-2005
Petit
commentaires en vrac :
Il
est dit dans cet article que la clôture fait bien le tour du site.
Ah bon ? Alors pourquoi n’avons nous pas franchi de clôture
pour entrer ? Et pourquoi en se baladant dans le coin, peut-on
aller au sommet des puits méthaniers sans franchir de
clôture, quelques ronces tout au plus...
Bon,
pour le coup du feu, pourquoi pas, mais il est difficile de comprendre
le concept de décharge abandonnée dont la périphérie
ne serait pas dans l'enceinte mais derrière la pseudo barrière.
Il faudra nous l'expliquer ! Mais bon il est vrai que nous ne serions,
d'après le président du SICTOM, que de simples écologistes
obscurantistes dont le seul but serait de faire parler d'eux.
Dire
qu’il n’y a jamais eu de pollution à Loubeau, là
faut oser quand même… Ils se marraient bien les alsaciens
de de la bande à Dany Dietman s’ils voyaient notre
décharge « non polluante »… Les
représentants des associations présentes qui se battent
contre l'implantation de décharges par crainte des risques de
pollution eux, riaient jaune !!!
Une réponse préfectorale
qui ne s'est pas fait attendre...
Un
arrêté qui montre que les choses vont bientôt changer
à Loubeau… En tout cas on y croit et on reste vigilant....
Télécharger l'arrêté préfectoral complet
en pdf en cliquant ci-dessous...
Un
communiqué de presse de CIMES, en réponse à celui
du SICTOM mais qui n'est pas paru !
Dans
ce communiqué CIMES remercie le préfet pour cette bonne
décision et dénonce la réaction du Sictom qui est
à mille lieux de la réalité. C'est vrai qu'il n'y
a pas mieux pour faire parler de nous que de se faire chier à
visiter une décharge au beau milieu du mois de juin ! En
effet, quand on voit l'état du site, pour prétendre que
cette visite en plein mois de juin n'avait pour but que de faire parler
de nous, il ne faut pas manquer d'air (même pollué)
!
Communiqué
de CIMES du 01.08.2005 (38 Ko en Pdf)
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suite du dossier
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Page Réalisée en août
2005. Merci à H. Vina pour sa visite, son témoignage
ci-dessus et les informations sur le lieu. |