Photos réalisées
autour de Pont Gauthier donc au niveau des prélèvements
d'aval pour le rapport d'activité de l'AAPPMA de MELLE « 3B » -
ANNEE 2005. En gros, c'est complètement à sec
!
- Le lieu même des prélèvements
peut aussi être considéré comme un biais de
par l'existence de résurgences qui diluent plus ou moins
la pollution...
- De plus, sans parler de biais
net, je pense que ce type d'analyse bactériologique n'est
pas le meilleur moyen d'évaluer la pollution d'une décharge.
Mais c'est par contre un bon moyen d'analyser l'impact d'une station
d'épuration (je vous rappelle que la station de Melle
est quelques mètres en amont de loubeau...).
- Bon, il va sans dire qu'il y
aurait aussi un biais lié au demandeur même de l'analyse
qui a intéret à ce que les résultats soient
en faveur d'une non pollution de la rivière. Mais çà,
c'est un peu le problème de toute analyse...
Pour moi, l'indicateur bactériologique
n'est pas le mieux placé pour évaluer l'impact d'une
ancienne décharge...
Que ce soit en amont ou en aval de
Loubeau le taux de bactéries est en général comparable,
c'est même parfois "meilleur en aval qu'en amont"
(annotation manuscrite sur les résultats visibles à
la mairie !!!). Le fait que les résultats entre l'aval
et l'amont soient différents est probablement lié aux
biais évoqués ci-dessus et surement pas à une
action anti-bactérienne de la décharge ! On peut donc
supposer que si problème de "pollution" bactérienne
il y a, ce ne serait pas à cause de la décharge mais
à cause d'un problème en amont de celle-ci....
Pour en revenir aux résultats,
on se rend compte que le taux de bactéries est à peu
près constamment supérieur aux normes et que ce taux
de bactéries est dans de nombreux cas, ce qu'attestent
les prélèvements, supérieur à dix
fois la norme admise. On reste donc dans des écarts
n'excédant pas une puissance de dix. Toutefois, si on se réfère
aux données de l'agence de l'eau Adour Garonne, on note que
les taux observés oscillent entre les normes "verte"
et "rouge".... Je n'ai pas moyenné les résultats
mais il semble qu'en ce qui concerne les données bactériologiques
et seulement les données bactériologiques, la Béronne
serait autour d'une classe jaune ce qui correspond à une qualité
d'eau passable.
Pour en finir, ces données
bactériogiques sont au dessus des normes et classent parfois
la Béronne en rivière de mauvaise qualité que
ce soit avant ou après la décharge de Loubeau. Ces données
permettraient donc de penser qu'il semble nécessaire d'éffectuer
des prélèvements bien en amont de la décharge
pour rechercher une autre source de pollution. Il nous semblerait donc utile
d'effectuer des recherches en amont de la station d'épuration
(elle même située 500 m au dessus
de la décharge) ne serait-ce que pour prouver que les
taux anormaux de bactéries ne viennent pas de cette structure
récente et bien suivie de traitement des eaux usées.
Il faudrait à mon avis effectuer des prélévements
en plusieurs endroits de la Béronne lors de sa traversée
de Melle (à Villiers, à la station d'épuration
et à Saint-Hilaire par exemple) pour identifier les raisons
de la pollution de cette rivière.
Pour conclure de conclure, je dirai
juste que bien que ces résultats ne soient pas dramatiques,
ils invitent à une grande prudence et à une surveillance
accrue d'un sujet qui ne nous tracassait pas jusque là : le
problème de la pollution de le Béronne dans le Melle
inta-muros.
Cette analyse n'est en rien une
réflexion scientifique mais juste une tentative d'interprétation
de données souvent floues. Nos conclusions n'ont pas de valeurs
affirmatives mais nous invitent à une plus grande réflexion
sur le sujet de l'eau en Pays Mellois. Il est évident qu'en
ce qui concerne le site de la décharge , l'analyse d'autres
données plus adaptées sera indispensable.