Voici en vrac quelques interventions des principaux intervenants de cette réunion relevées dans la presse au lendemain de la CLIS. Ces phrases permettent d’avoir un aperçu des points de vue de chaque acteur. Toutes les coupures de presse sont téléchargeables un poil plus bas dans la page.
Geneviève Paillaud, présidente de CIMES :
« Pourquoi ne pas avoir recueilli l’avis de la CLIS avant de signer cet arrêté ?» (NDLR : celui autorisant l’incinération des farines animales à Melle / cf. ci dessus ) .
« Pourquoi avoir dissocié Mellergies et Rhodia ? […] Ces 2 entités étant sur le même site, ne serait-il pas normal d’en globaliser les émissions ? Pour les Mellois, ce qui sort de Rhodia et ce qui sort de Mellergies sont bien des pollutions qu’ils subissent globalement ». (NDLR : Mellergies est la société créée pour cet incinérateur).
« Nous avons constaté des erreurs, des manques dans l’arrêté préfectoral ». Notre présidente a donc demandé le retrait de l’arrêté précédemment évoqué.
Toujours au sujet de l’arrêté, G.Paillaud annonce qu’ « il n’est pas recevable, nous vous demandons donc de le retirer, cela nous évitera un recours au tribunal administratif ». A bon entendeur…
Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes, Députée sud Deux-Sèvres, Présidente du parc du Marais Poitevin…
« Depuis mon élection (NDLR : à la présidence de la région Poitou-Charentes),
[…] j'ai découvert que la région était
engagée à hauteur de 13 millions d’euros dans
le montage financier de l’incinérateur ».
« Il y a surcapacité. Qu’est ce qui sera brûlé après les farines animales ? »
« Je m’en tiendrai donc à mon rôle de gestionnaire des fonds publics et je vous dirai, M. le Préfet, qu’il y a encore beaucoup d’approximations dans votre arrêté ».
Pour S.Royal, il n'était «
en aucun cas question de remettre en question le projet ».
Pierre Poupin, Maire de Melle, retraité de Rhodia,
« Tant que je serais
ici, je défendrais l'emploi à Melle, certes pas à
n'importe quel prix, mais si toutes les précautions sont
prises ».
Eric Gautier, conseiller général est pour sa part, « déçu par les promesses de transparence ».
Jacques Laisné, Préfet des Deux-Sèvres,
«A la lecture de l'arrêté
que j'ai pris (NDLR : celui autorisant l'incinération
des farines animales à Melle), vous aurez constaté
que toutes les mesures de précaution ont été
prises ».
« La partie administrative est terminée, et nous rentrons aujourd’hui dans la partie industrielle ».
« Maux » et banderoles de la population…
« Aujourd’hui Rhodia pue et pollue, demain avec l’incinérateur, ce sera pire encore ».
« Si le million d’euros de taxe professionnelle promis disparaît, le manque à gagner sera-t-il compensé par la taxe sur les pollutions ? » (NDLR : En effet le Président de la République ne prévoit-il pas un projet d’exonération de la taxe professionnelle pour relancer l’économie nationale…)