- L’Appel du 28 juin 2004 -

Une CLIS très mouvementée...

Un arrêté autorisant l’incinération des farines, un permis de construire…

... Puis une CLIS ensuite… ?!

Sommes-nous « fourbés » ?  A quoi sert cette CLIS dans la mesure où les décisions sont déjà prises, l’arrêté d’autorisation signé et la discussion apparemment bouclée.

Dans la presse…

Courrier de l’ouest du 20 mai 2004 : Feu vert du conseil d’hygiène pour l’incinérateur (187 Ko en jpg)

Nouvelle République du 21 mai 2004 : incinérateurs à Melle, le préfet devrait signer (68 Ko de jpg)

Courrier de l’Ouest du 15 juin 2004 :  (40 Ko de jpg)

CO autorisation d'incinére

Courrier de l’ouest du 26 juin 2004 :  (45 Ko de jpg)

Le permis de construire est signé

 

Les intervenants et les enjeux :

…Ils ont dit dans la presse…

Voici en vrac quelques interventions des principaux intervenants de cette réunion relevées dans la presse au lendemain de la CLIS. Ces phrases permettent d’avoir un aperçu des points de vue de chaque acteur. Toutes les coupures de presse sont téléchargeables un poil plus bas dans la page.

Geneviève Paillaud, présidente de CIMES :

« Pourquoi ne pas avoir recueilli l’avis de la CLIS avant de signer cet arrêté ?» (NDLR : celui autorisant l’incinération des farines animales à Melle / cf. ci dessus ) .

« Pourquoi avoir dissocié Mellergies et Rhodia ? […] Ces 2 entités étant sur le même site, ne serait-il pas normal d’en globaliser les émissions ? Pour les Mellois, ce qui sort de Rhodia et ce qui sort de Mellergies  sont bien des pollutions qu’ils subissent globalement ». (NDLR : Mellergies est la société créée pour cet incinérateur).

« Nous avons constaté des erreurs, des manques dans l’arrêté préfectoral ». Notre présidente a donc demandé le retrait de l’arrêté précédemment évoqué.

Toujours au sujet de l’arrêté, G.Paillaud annonce qu’ « il n’est pas recevable, nous vous demandons donc de le retirer, cela nous évitera un recours au tribunal administratif ».  A bon entendeur…

Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes, Députée sud Deux-Sèvres, Présidente du parc du Marais Poitevin…

« Depuis mon élection (NDLR : à la présidence de la région Poitou-Charentes), […] j'ai découvert que la région était engagée à hauteur de 13 millions d’euros dans le montage financier de l’incinérateur ». 

« Il y a surcapacité. Qu’est ce qui sera brûlé après les farines animales ? »

« Je m’en tiendrai donc à mon rôle de gestionnaire des fonds publics et je vous dirai, M. le Préfet, qu’il y a encore beaucoup d’approximations dans votre arrêté ».

Pour S.Royal, il n'était « en aucun cas question de remettre en question le projet ».

Pierre Poupin, Maire de Melle, retraité de Rhodia,

« Tant que je serais ici, je défendrais l'emploi à Melle, certes pas à n'importe quel prix, mais si toutes les précautions sont prises ».

Eric Gautier, conseiller général  est pour sa part, « déçu par les promesses de transparence ».

Jacques Laisné, Préfet des Deux-Sèvres,

«A la lecture de l'arrêté que j'ai pris (NDLR : celui autorisant l'incinération des farines animales à Melle), vous aurez constaté que toutes les mesures de précaution ont été prises ».

« La partie administrative est terminée, et nous rentrons  aujourd’hui dans la partie industrielle ».

« Maux » et banderoles de la population…

« Aujourd’hui Rhodia pue et pollue, demain avec l’incinérateur, ce sera pire encore ».

« Si le million d’euros de taxe professionnelle promis disparaît, le manque à gagner sera-t-il compensé par la taxe sur les pollutions ? » (NDLR : En effet le Président de la République ne prévoit-il pas un projet d’exonération de la taxe professionnelle pour relancer l’économie nationale…)

Ambiances de CLIS…

L’entrée de la salle des fêtes fut efficacement occupée au début et à la fin de la CLIS par des habitants du Mellois également opposés au projet d'incinérateur, dont les jeunes du « Chabifou » auxquels les membres de CIMES se sont spontanément joints. Aussi, pendant 45 minutes la voiture du préfet n'a pu repartir et les voitures des officiels ont gentiment été bloquées par la foule …

CLIS du 28.06.2004

Les voitures ont du mal a nous quitter, et Geneviève se fait interviewer par France Bleu.

Coupures de presse :

La Nouvelle République du centre ouest : 29 juin 2004: Projet d'incinérateur à Melle, une fin de débat houleuse… (258 Ko en Jpg)

Le Courrier de l’ouest :

29 juin 2004: Incinérateur : le préfet chahuté (72 Ko en Jpg)

30 juin 2004: Incinérateur : "CIMES" a demandé le retrait de l'arrêté du préfet (92 Ko en Jpg)

30 juin 2004, Télex Grand Ouest :

La Concorde : 2 juillet 2004…  Les esprits s’échauffent autour de l’incinérateur (167 Ko en jpg)

Merci à la Concorde de mettre l’accent sur  le comportement citoyen des porte-parole de CIMES « qui ont toujours fait preuve de respect envers les personnalités politiques ou industriels qu’ils trouvaient en face d’eux ». N’oublions pas qu’au début de l’année 2003, certains journalistes et élus n’ont pas hésité à clamer haut et fort que nous étions des fascistes à cause d’un tract légèrement provocateur...Notons tout de même que les troubles-(salles-des)-fêtes sont bien des habitants du Mellois. Doit-on penser que les fumées nocives de l’incinérateur s’arrêteraient aux portes de Paizay, St Léger, Pouffonds, Melle  et St Martin ?

Quand la CLIS claque et devient la CLIC :

Au jour du 28 juin, le projet d’incinérateur devient un chantier au sens propre, la CLIS va donc être dissoute et remplacée par le CLIC, la commission locale  d’information et de contrôle, cette dernière ne sera pas ouverte au public.

Après la CLIS :

Le 01/07/2004, la présidente de CIMES écrit au préfet afin de lui demander de retirer l’arrêté relatif  à l’autorisation d’exploiter une « unité de valorisation énergétique renouvelable de la biomasse » = incinérateur... Mais chut c’est un secret

Courrier de demande « d’arrêter l’arrêté » (38.5 Ko en Doc Word)

Le même jour, notre présidente et sa secrétaire préférée écrivent une nouvelle fois au préfet pour lui demander un certain nombre de documents semblant manquer au dossier.

Courrier de demande de documents (40.5 Ko en Doc Word)

Et ce n'est que bien plus tard, le 20 décembre 2005 que le tribunal administratif de Poitiers annulera ce permis de construire grâce au recours de CIMES...

 

Histoire d'une lutte : Des enquêtes publiques au tribunal administratif

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 Dernière mise à jour de la page : 05 juillet 2004.

Partiellement renovée en Janvier 2006.